Les besoins en leadership

2 avril 2018,  Article - actu / médias

En France, le courage est peu fréquent, la responsabilité peu assumée (cachons nous), ... le management doit plus que jamais progresser car l'environnement de l'entreprise a changé :

  • Environnement incertain et ambigu : multipolaire, changements permanents, volatilité de la prédictibilité des résultats des entreprises (x20 depuis les années 60)
  • Diversification des parties prenantes : clients, actionnaires, ressources humaines, ... l'organisation est de plus en plus complexe, les équipes étendues, les prestataires intégrés, des JV, des morceaux de la chaine sont sous traités, l'Etat devient partie prenante, les organisations non gouvernementales sont devenues clés, ...
  • Accélération des flux d'information et d'innovation : le monde de l'industrie, soit grâce à l'innovation techno soit grâce à de nouveaux business models, évolue très vite. Nous vivons dans une maison de verre avec la multiplication des réseaux sociaux, tout peut se savoir en quelques minutes, tout devient transparent.

Aussi, les entreprises ont besoin d'un leadership adaptatif :

  • capable d'intégrer les changements : vision, intégrité, intelligence, jugement, courage, recherche d'accomplissement et de résultats

mais aussi et en plus :

  • être capable de fixer un cap dans l'incertitude en laissant ses collaborateurs faire comme ils le pensent (libre arbitre)
  • être capable de s'auto-corriger
  • être plus dans l'influence et les réseaux que dans le contrôle
  • promouvoir l'expérimentation, démontrer du courage, savoir prendre des risques.
  • le lien émotionnel et l'empathie deviennent des choses essentielles au sein de l'entreprise

 

4 éléments structurant peuvent aider les managers à se repérer :

Autorité & hiérarchie

Il faut avoir confiance dans tous ceux qui travaillent autour de soi et qu'il y ait de la solidarité : on n'est rien sans les autres.

Avoir un commandement centralisé et une conduite décentralisée (mise en oeuvre avec responsabilité au plus près du terrain).

A chaque type de décision, il y a un type de leader : c'est la situation qui détermine qui décide. Pour chaque situation une expertise pré-domine.

L'expérimentation

C'est essentiel. C'est au leader de la provoquer. Plus l'info est rapide, plus c'est primordial, il faut expérimenter chaque jour, rapidement.

L'autonomie et la polyvalence de chacun assurent la sécurité de l'ensemble. L'apprentissage se fait par mentoring, en travaillant avec des plus expérimentés que soi. L'expérimentation permet de s'ouvrir l'esprit, d'adapter, de trouver de nouvelles manières de faire : essayer des choses nouvelles permet d'apprendre et de progresser.

Les signaux faibles

Sans méthode de scénario cela ne vaut rien. Il faut être en permanence en éveil, penser l'impensable. Ce ne sont pas les signaux qui manquent, c'est de savoir les voir et surtout les comprendre.

La diversité

Essentiel. Par exemple la CIA a toujours eu beaucoup d'éléments d'information mais ne voyait rien et se trompait tout le temps. Ils se sont aperçus que toutes leurs recrues étaient sur le même modèle : culte du chef, blanc protestant, auto-formés... La diversité, des gens différents, donne une vision plus complète. Il faut savoir garder des gens "très à part", même si c'est difficile, même si ce sont des gens qui ont des divergences de vue fortes, qui bousculent les murs... ou éventuellement les utiliser en tant que partenaires ou prestataires.

La diversité fait progresser, les techniques s'enrichissent mutuellement.