Flexibilité du travail

Plus de 70% des entreprises

20 mai 2017,  Article - actu / médias

Flexibilité, collaboratif, nouvelles pratiques d’évaluation … la souplesse a largement gagné les entreprises européennes qui ont modifié en conséquence l’organisation du travail.

En Europe 71 % des organisations permettent le travail depuis le domicile, 78 %, le travail à distance. Et elles sont autant à autoriser les horaires flexibles. Dans la moyenne, la France se révèle même un peu meilleure dans l’adoption des dernières technologies facilitant la tâche des collaborateurs.

Cependant, si les principaux freins au télétravail sont la nature de la tâche et les questions de sécurité, les Français se distinguent aussi par leur « inertie culturelle ». Ainsi, « pour 45 % des entreprises, c’est le management qui ne perçoit pas l’intérêt de ce mode de travail ». Pourtant le salarié se dit fier de son job et prêt à recommander son employeur lorsqu’il trouve dans l’organisation les différents aspects de la flexibilité : possibilités de mobilité interne, accessibilité à distance des applications, politique de Byod, travail à domicile…

Collaboration en Europe

La collaboration semble en tout cas de mise en Europe : 75% des collaborateurs ont tendance à travailler ensemble, à prendre de nouvelles responsabilités et à partager leurs connaissances avec leurs pairs et les managers impliquent beaucoup plus les collaborateurs dans les prises de décision (67 %) que ne le pensent les RH (36 %).

Autre point intéressant : 29 % des entreprises françaises (28 % en Europe) ont adopté une stratégie d’évaluation de la performance des collaborateurs non plus annuelle ou semestrielle, mais régulière ou en continu.

72 % des managers hexagonaux y intègrent d’ailleurs les avis des pairs et des clients – une pratique “collaborative” qui n’est approuvée que par 64 % des DRH.

Les tâches RH à plus haute valeur ajoutée ? En France, le recrutement et la formation occupent les premières places, tant pour les managers que pour les RH. Les deux populations citent aussi les enquêtes de satisfaction comme le premier critère d’évaluation de la fonction RH, devant la rétention des nouvelles recrues pour les managers, et le temps de recrutement pour les RH.

(Source : Fil AFP-Liaisons sociales –Hélène Truffaut )