Dialogue social, ressources humaines et compétitivité

et quelques paradoxes !

3 mars 2018,  Article - actu / médias

Organiser, permettre, protéger… trouver un équilibre entre attractivité et compétitivité...

Dialogue social et accord majoritaire, les entreprises doivent maintenant adapter les mesures des ordonnances à leur activité et à leurs métiers. Vont-elles le faire de manière innovante ? Les partenaires sociaux seront-ils assez impliqués pour faire des propositions ?

La qualité du dialogue social devient un enjeu car il y va du fonctionnement de l’entreprise, il ne s’agit plus d’un exercice formel !

Dans le même temps, sur le plan RH, il faut mener une réelle réflexion pour pouvoir être attractif et fidéliser ses salariés. Un bon sujet de dialogue social ...

Voici quelques arguments qui devraient nous permettre de faire bouger les choses... Mais...

A l’heure où l’entreprise libérée et d’autres nouveaux modes de management semblent avoir le vent en poupe, je m'interroge sur un certain nombre de paradoxes…

  • Pour mémoire, la mise en place d’un nouveau modèle organisationnel, en termes de ressources humaines, était considérée comme une priorité absolue par 92% des 7 000 dirigeants interrogés dans l’étude Deloitte Global Capital Trends de 2016.
  • Pour près de 60% des chefs d’entreprises, la motivation, l’implication et le bien-être des salariés, représentent le 1er facteur permettant de gagner en compétitivité. La gestion des compétences, des talents et des carrières, le pilotage de la performance et la satisfaction client, l’évolution du modèle organisationnel… sont de leur côté des axes d’amélioration pour favoriser l’innovation.

Or, une étude, publiée en 2016, pointait les liens entre compétitivité économique et qualité de vie au travail tout en soulignant le retard de la France par rapport à ses voisins sur le plan de l’autonomie des salariés. A noter que 31% des salariés français peuvent influer sur les décisions importantes liées à leur travail contre 40% pour la moyenne de l’Union. Et même pire : la part de salariés disposant d’une autonomie dans leur travail régressait (-5%) et ceux effectuant des tâches monotones augmentait (+6%) !!!

 

En 2018, les entreprises ont elles vraiment revu leur système de management et inversé la tendance ? Nous avons aujourd'hui la possibilité de construire des systèmes managériaux innovants, à condition toutefois de mettre en cohérence ce que l'on souhaite avec les moyens que l'on se donne ! Comment dire que la motivation des salariés est le 1er facteur de compétitivité et dans le même temps réduire leur autonomie qui est le 1er élément de la motivation ???